Les tests cosmétiques sur les animaux

Bien que plusieurs pays –, incluant Israël, l’Inde, la Norvège, et tous ceux de l’Union européenne   – interdisent les tests de cosmétiques sur les animaux, d’autres pays, dont le Canada et les États-Unis, continuent de les autoriser.

Quels sont les tests effectués?

Les cosmétiques sont testés à toutes les étapes de fabrication; les tests touchent aussi bien le produit fini que les ingrédients qui le composent. Il s’agit essentiellement de tests d’irritation cutanée, d’innocuité et de toxicité. Le but consiste à vérifier si un produit peut se révéler toxique ou irritant si on l’utilise. À des fins méthodologiques, on utilise une dose concentrée du produit ou de l’ingrédient testé sur un grand nombre d’animaux. Les souris, les rats, les hamsters et les lapins sont les animaux le plus souvent utilisés.

L’expérimentation animale dans le domaine des cosmétiques est encore plus cruelle que ce qu’on peut imaginer. Par exemple, pour tester une crème pour la peau, il faut raser les animaux, appliquer une dose concentrée du produit sur leur peau et laisser agir pendant plusieurs jours. Si un cosmétique risque d’entrer en contact avec nos yeux, le test consiste alors à l’appliquer directement dans les yeux des animaux, et ce, sans anesthésie locale. On emploie souvent le lapin lors de cette procédure, car celui-ci ne sécrète pas de larmes; il lui est donc impossible d’expulser le produit de son œil. Ces tests peuvent infliger des blessures et des traumatismes aux cobayes; les lésions peuvent aller de l’irritation de l’œil à la perforation du globe oculaire. Il est à noter que les animaux qui survivent à ces expériences à répétition, sont généralement tués, de toute façon, par la suite.

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Des solutions de rechange existent!

Heureusement, il existe des solutions de rechange à l’expérimentation animale; par exemple, l’utilisation de tissus et de cellules cultivés en laboratoire (ce procédé donne d’ailleurs des résultats plus précis que les traditionnels tests sur les lapins!), ou encore le recours à des tests in vitro, qui permettent de distinguer les ingrédients toxiques de ceux qui ne le sont pas, et ce, sans empoisonner d’animaux. Une autre solution consiste à encourager ou à obliger les compagnies à fabriquer des produits avec des matières premières sûres et des ingrédients dont l’efficacité est déjà avérée. Cela éviterait de devoir recourir sans cesse à de nouveaux tests pour créer de nouveaux produits.

Un projet de loi (S-214) a été déposé en 2015 au sénat canadien, par la sénatrice Carolyn Stewart Olsen et appuyé par la Humane Society International/Canada et Animal Alliance of Canada. Cette loi viserait à  interdire l’expérimentation animale pour les produits cosmétiques au Canada, en plus d’interdire la vente de produits cosmétiques ou de nouveaux ingrédients récemment testés sur des animaux ailleurs dans le monde. Le processus est à suivre!

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Faites une différence
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Marie-Noël Gingras

Marie-Noël Gingras travaille au département de la Défense des animaux à la SPCA de Montréal. Ces dernières années, elle a collaboré à de nombreux projets liés au bien-être et aux droits des animaux (notamment aux blogues Vert et fruité et Portraits de véganes ainsi qu’au Festival végane de Montréal) en plus d’être l’une des organisatrices du Défi végane 21 jours québécois et de signer les recettes du livre du même nom, de l’auteure Élise Desaulniers, paru au printemps 2016 (Éditions Trécarré). Suivez-la sur Facebook pour découvrir plus d’idées sans cruauté!